Duplicata des cartes d’électeur : du flou autour du communiqué du COS-LEPI

Dans le cadre des élections législatives d’avril 2019, le COS-LEPI à travers un communiqué annonce aux électeurs béninois ayant égaré leurs cartes d’électeur la possibilité d’obtenir un duplicata contre une bagatelle somme de 1000f CFA. Cependant, un flou plane sur les modalités d’obtention dudit duplicata.

A travers un communiqué en date du 31 janvier 2019, le président du COS-LEPI a annoncé les modalités d’obtention des duplicatas à l’attention des électeurs ayant déclaré la perte de leurs cartes d’électeur. Ce communiqué signé par le président du COS-LEPI, Janvier YAHOUEDEOU, stipule que les duplicatas sont déjà disponibles et que la distribution aura lieu dans les différents départements les semaines à venir. Il invite par ailleurs les bénéficiaires qui en ont besoin en urgence à se rendre au siège de l’institution sis à Agblangandan pour le retrait mais demande aux concernés le paiement d’une bagatelle somme de 1000f CFA.  Cette somme est à verser dans un compte au trésor public. A ce niveau déjà on note un flou.

Photographie du communiqué du COS-LEPI

La note ne clarifie pas si seuls les retraits effectués au siège sont subordonnés au paiement des 1000f CFA ou si tous les citoyens ayant perdu leurs cartes d’électeurs sont concernés. La seconde incompréhension se situe dans le fait que dans ce communiqué le COS-LEPI ne ressort pas, comme l’exige l’article 134 de la loi 2018-31 portant code électoral en République du Bénin, la gratuité du 1er duplicata délivré au citoyen. Vu la formulation du communiqué, on est tenté de croire que tous les concernés doivent débourser les 1000f CFA pour l’obtention du duplicata ce qui est contraire à la loi sus citée.

Il est important que les autorités compétentes fassent une clarification pour permettre à tous d’avoir la même compréhension de ce communiqué et il serait souhaitable que le COS-LEPI revoit à la baisse ce coût en tenant compte de la conjoncture économique actuelle et en ayant à l’esprit que sa passivité pourrait constituer un frein à l’expression démocratique de ces citoyens qui de par son inaction pourraient s’abstenir d’accomplir leur devoir citoyen.

Roland DJOSSOU (contributeur)